La Révolte des Premiers de la Classe
Jean-Laurent CASSELY

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#Carrière
#Entrepreneuriat

En bref
La Révolte des Premiers de la Classe s’arrête sur un phénomène grandissant depuis quelques années: les « cadres et professions intellectuelles supérieures » qui plaquent leur job et leur salaire confortable pour ouvrir un commerce de proximité.
Dans son livre, le journaliste Jean-Laurent Cassely se penche sur les raisons qui poussent les « travailleurs de la connaissance » à quitter leur bullshit job pour se tourner vers des activités artisanales concrètes et redonner ainsi un sens à leur carrière grâce à l’ouverture d’une fromagerie, d’une micro-brasserie, ou d’une pâtisserie.
Jean-Laurent Cassely propose une approche presque sociologique dans l’étude de ce mouvement : il décrit le phénomène de déclassement des professions intellectuelles supérieures, la quête de sens grandissante d’une génération qui veut s’épanouir dans sa vie professionnelle et personnelle, et l’émergence d’un nouveau modèle de réussite qui associe Bac +5 et CAP.

Un regard sur
> Les professions intellectuelles supérieures devenues des bullshit jobs déclassés
> Les atouts d’une reconversion dans l’entrepreneuriat artisanal
> La manière dont la vague des néo-artisans re-dessine les centres villes
> Les clés du succès des néo-artisans: positionnement haut-de-gamme et marketing de l’authenticité
> Le renversement des critères de prestige et de réussite

Notre avis
En abordant le phénomène des bullshit job et reconversions artisanales avec un angle macro-économique, Jean-Laurent Cassely offre un regard nouveau sur la quête de sens de notre génération. Plutôt que de raisonner à travers le prisme du témoignage individuel, son approche permet de mieux cerner les tenants et les aboutissants d’un vrai mouvement de société. De plus, le focus sur la dimension marketing de ces nouveaux commerces apporte aussi un éclairage pratique à celles et ceux qui envisagent le grand saut dans l’entrepreneuriat artisanal.

…la double crise existentielle, ou crise au carré, qui se répand chez les jeunes membres des professions intellectuelles supérieures: ils sont paniqués à l’idée de ne rien faire d’intéressant, et de mettre leurs capacités au service d’une cause dérisoire ou qu’ils réprouvent. Ils craignent de n’apporter aucune valeur ajoutée à la société voire, dans certains cas, de perpétuer une forme d’aliénation, de servir des fins qu’ils réprouvent.
Toutes les configurations sont possibles en croisant les racines de cette double crise du travail: un travail passionnant au service d’horribles multinationales cyniques et pollueuses, un travail rébarbatif dans une entreprise honnête ou au service d’une cause juste et, enfin, la double peine; s’ennuyer au service d’un employeur que l’on déteste.
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Amandine Teyssier
Amandine Teyssier
amandine-teys@hotmail.fr

Fondatrice Catalyz'Her : inspiration & empowerment pour accompagner les femmes dans leur {Rêv}olution professionnelle.

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