Une chambre à soi
Virginia WOOLF

Une chambre à soi - Virginia WOOLF - Catalyz'Her

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#Féminisme

EN BREF
Dans son livre Une chambre à soi publié en 1929, la romancière et essayiste anglaise Virginia Woolf traite du sujet « des femmes et du roman ».
Dans une nation qui a vu naître des auteurs de génie tels que Shakespeare, Virginia Woolf s’interroge sur les raisons pouvant se cacher derrière la si faible représentation des femmes dans la création littéraire. 
Les femmes sont pourtant très présentes dans la littérature comme l’observe la romancière. Nombre d’ouvrages leur sont même consacrés… tous fantasmés et écrits par des hommes.

Entre travaux de recherches et réflexions personnelles, la romancière dépeint une société patriarcale dont les rouages confinent les femmes à un statut de dominé.
Privée d’accès à l’éducation, les femmes ont largement vécu dans la pauvreté, et la dépendance vis-à-vis des hommes ayant eux toute liberté de faire carrière. Sans éducation et sans travail, elles ont été limitées aux contingences du foyer et des enfants à élever.

Selon Virginia Woolf, tout auteur doit pouvoir disposer « de quelque argent et d’une chambre à soi » afin de se consacrer à son oeuvre. La question des droits des femmes est donc un enjeu majeur pour que davantage de femmes aient la possibilité d’accéder à la production littéraire, et puisse dépeindre des femmes dans des rôles plus riches que ceux dans lesquelles elles ont été enfermées au cours des siècles passés.

AVIS
Sous le projet initial d’interroger le lien entre femmes et roman, le livre Une chambre à soi pointe tout un système de domination établi au détriment des femmes. Les recherches et l’analyse de Virginia Woolf permettent d’éclairer les raisons pour lesquelles la nation qui a vu naître Shakespeare est si peu propice à l’éclosion et l’épanouissement de talents féminins. Une réflexion féministe de référence et porteuse de nombreux enseignements.

Imaginez, par exemple, que les hommes aient toujours été représentés dans la littérature sous leurs aspects d'amants des femmes et jamais sous celui d'amis des hommes, de soldats, de penseurs, de rêveurs. Que peu de rôles, alors, leur seraient destinés dans les pièces de Shakespeare ! Et comment la littérature en souffrirait ! (...) la littérature en serait incroyablement appauvrie et elle est appauvrie, au-delà de ce que nous en pouvons juger, par toutes ces portes qui ont été refermées sur les femmes.
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Amandine Teyssier
Amandine Teyssier
amandine-teys@hotmail.fr

Fondatrice Catalyz'Her : inspiration & empowerment pour accompagner les femmes dans leur {Rêv}olution professionnelle.

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