Syndrome de la bonne élève : 4 idées pour s’alléger 


Syndrome de la bonne élève : 4 idées pour s'alléger - Catalyz'Her

Syndrome de la bonne élève : 4 idées pour s’alléger 


Zoom sur le syndrome de la bonne élève : un phénomène qui constitue un frein bien réel sur le chemin de l’épanouissement professionnel des femmes. Un syndrome qui prend racine dès l’enfance avec l’intériorisation de la posture parfaite pour réussir dans ses études, mais qui se révèle inadaptée ou insuffisante une fois les portes de l’école franchies.

Ça ressemblerait presque à un mauvais tour de magie ! 
Si les chiffres montrent que les femmes réussissent mieux à l’école et dans les études en général, la dynamique semble s’enrayer une fois intégrée la vie active. Parmi les explications possibles à ce phénomène : le syndrome de la bonne élève.

La bonne élève. Cette femme qui a toujours bien, voire très bien réussi dans ses études. Elle est appliquée, disciplinée, et elle travaille dur pour décrocher son lot de récompenses : les bonnes notes, les éloges de ses professeurs à son sujet, les diplômes avec mention.

Une réussite scolaire qui repose sur un fonctionnement et le respect de règles que la bonne élève a faites siennes. Seul hic : les règles de la vie ne sont pas celles de l’école.
Et lorsque la bonne élève transpose naturellement sa posture d’étudiante brillante au monde du travail, le succès est mitigé.

Voici quelques traits de la posture professionnelle endossée par la bonne élève :

#1 : Être dans le rang

Si vous êtes concernée par le syndrome de la bonne élève, au-delà de votre professionnalisme, vous avez tendance à ne pas faire de vague. Le respect quasi absolu de l’autorité et des instructions est dans votre ADN, avec les risques que cela implique : ne pas savoir dire non, être une travailleuse qui reste dans l’ombre, ne pas oser remettre en question certaines décisions – ce serait de l’insolence ! – avec les frustrations que cela peut occasionner.

#2 : Toujours faire au mieux dans tout

Habituée à obtenir les meilleures notes et à occuper la tête du classement, vous vous impliquez sans relâche dans votre travail et visez l’excellence dans toutes vos missions. Une tendance au perfectionnisme qui comporte ses travers : effet paralysant ou surcroit de travail selon les situations, déception et sentiment d’injustice si votre engagement n’est pas reconnu à sa juste valeur,…

#3 : Faire preuve de prudence

En tant que bonne élève, votre angoisse est celle de la médiocrité ou pire, de la mauvaise note. Vous êtes donc consciencieuse à l’excès et avancez prudemment pour éviter les ratés. Un comportement qui peut pousser à un certain conformisme et une aversion à la prise de risque. Un terreau peu favorable à la créativité, à l’innovation, et à un succès flamboyant.

#4 : Tout miser sur le travail individuel

La recette du succès de la bonne élève est assez simple : être sage et travailler pour obtenir de façon automatique et à titre individuel les récompenses attendues, à savoir bonnes notes, passage en classe supérieure, diplôme avec mention…
Transposé au monde du travail, ce schéma débouche sur le syndrome du diadème évoqué par Sheryl Sandberg dans son livre En Avant Toutes (Lean In). La bonne élève croit qu’en étant dans le rang et en faisant son travail du mieux possible dans son coin, on va tout naturellement venir déposer un diadème sur sa tête (augmentation de salaire, avancement, promotion,…).
A nouveau, c’est sans compter sur les règles du monde professionnel.

Si vous vous sentez concernée par le syndrome de la bonne élève, comment faire pour changer la donne ? Comment faire dans un monde dans lequel on ne poursuit plus l’objectif de bonnes notes ou d’un diplôme à décrocher… mais celui d’une vie à réussir ?

Si vous voulez quelque chose que vous n'avez jamais eu, vous devez être disposé à faire quelque chose que vous n'avez jamais fait.

Thomas Jefferson

Le système éducatif français prépare encore trop peu à la vie professionnelle. Pour preuve, les bonnes élèves qui caracolaient en tête des classements pendant leurs études semblent avoir disparu lorsqu’on regarde la tête des entreprises et autres institutions privées ou publiques.

Alors voici quelques pistes pour jouer selon de nouvelles règles :

WhatIf #1 : Être soi

Et si on apprenait à être soi et à faire preuve d’assertivité ?
L’assertivité est la capacité à s’exprimer et à défendre ses intérêts dans le respect d’autrui. Plutôt qu’une soumission aveugle à l’autorité et à la règle, le fait d’apprendre à développer et partager son propre point de vue constitue un moyen de prendre pleinement sa place, hors du rang parfois, pour plus de satisfaction et d’épanouissement.

WhatIf #2 : Toujours faire efficace

Et si on décidait de faire primer l’efficacité sur la perfection ?
La perfection est une quête vaine, gourmande en temps et en énergie. Plutôt que de s’épuiser à viser l’excellence en tout, pourquoi ne pas apprendre à relâcher l’étreinte et faire preuve de discernement ? Ce recul sur soi et notre travail peut nous amener à identifier nos talents et accepter qu’on n’a pas à exceller en tout. Par ailleurs, il peut nous amener à réviser nos objectifs et notre manière de fonctionner pour plus d’efficacité : produire le maximum de résultats, avec le minimum d’efforts et de moyens, selon la définition même du Larousse.
A ce jeu-là, on aurait sûrement beaucoup à apprendre de nos camarades qui ont suivi leur scolarité sans trop forcer. Done is better than perfect.

WhatIf #3: Faire preuve d’audace

Et si on cultivait l’audace et la prise de risque ?
Plutôt que de toujours emprunter les chemins balisés et routiniers jusqu’à l’ennui, pourquoi ne pas sortir des sentiers battus ? Pourquoi ne pas exercer notre capacité à prendre des initiatives, des risques, et à faire preuve d’audace ?
Un moyen de libérer notre créativité, de nourrir notre goût pour la nouveauté, de relativiser et apprendre des possibles ratés.

WhatIf #4: Miser aussi sur l’échange

Et si on composait entre travail individuel et interactions avec le collectif ?
Plutôt que d’attendre que l’on vienne couronner notre tête d’un diadème, pourquoi ne pas aller le chercher nous-mêmes ? Nourrir ses relations et ses interactions, et apprendre à demander ce que l’on veut. Parce que le travail seul ne suffit pas toujours, entretenir son réseau, se montrer, faire valoir son travail, et oser demander sont autant de clés à exploiter.

Alors, prête à réviser vos manières de bonne élève ?

Amandine Teyssier
Amandine Teyssier
amandine-teys@hotmail.fr

Fondatrice Catalyz'Her : inspiration & empowerment pour accompagner les femmes dans leur {Rêv}olution professionnelle.

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